news
Vidéos
Raids
Conseils
Jeux
Partenaires

Accueil Roller > LES RAIDS > Raid août 2009 : De la capitale à la ville natale ! > JOUR 6 : REPOS OBLIGATOIRE

JOUR 6 : REPOS OBLIGATOIRE

lundi 8 février 2010

7 août, Valence, 05h30.

Alors que je nage tranquillement dans cette lagune claire où tortues et raies se mêlent à ma brasse comme pour guider avec plus de classe mon corps qui se glisse vers le sable chaud et fin et reposant, un enfant, terrible tyran, vient déranger mon repos en m’éclaboussant de l’eau sur le visage !!!!

Quand j’ouvre les yeux, il fait encore sombre et je suis arrosé par les arrosoirs automatiques du parc où je dors !!!!

mon réveil est des plus pénibles ! je ne sais plus où je suis ni qui je suis tellement je suis encore à moitié dans ce rêve où cet enfant m’éclabousse le visage, et à moitié sorti de mon sommeil en train de ramasser en panique tout mon bardat pour fuire cette flotte comme un idiot !

Bien réveillé cette fois par tant d’eau reçue au visage, je suis bien mouillé, et je sors illico presto de ce parc où un à un les arrosoirs s’occupent d’asperger d’eau chaque coin d’herbe. Je me retrouve donc sur ce "champs de mars" de Valence, mais vu de jour, j’y vois quelques bancs de bétons...il ne m’en fallait pas moins pour que je me retrouve allongé sur l’un d’eux à la recherche de mon sommeil volé !

Je n’ai eu aucun mal à m’endormir...et 3 heures après,

c’est un agent de propreté de la ville cette fois qui me sort de mon sommeil en disant "tout va bien jeune homme ?", je le remercie de cette attention, et lui précise que je ne suis pas un SDF

, et lui explique à son tour en deux mots "rollers, paris" que je bidouille la bouche encore pateuse les raisons de ma nuit sur ce banc...tout souriant il s’en va en me souhaitant bonne chance et bonne route !

Très gentil de sa part, mais j’aurais aimé dormir plus...enfin bon, de toute façon le jour est bien levé lui aussi, et de plus en plus de passage dans la rue me rend le sommeil génant, alors je me lève en m’étirant comme après une bonne nuit (sauf qu’elle était très mauvaise),

il est 08h30

Après quelques barres de céréales, de l’eau, et avoir fait le plein d’eau fraiche grâce à des robinets d’eau potable de la ville situés dans ce parc, à pieds je me rends dans un café, en terrasse faire le point en buvant un bon jus de fruits frais et en dévorant deux bons croissants. Aujourd’hui j’ai rendez-vous avec une journaliste du "Dauphiné libéré" à Montélimar...

Montélimar n’est qu’à une cinquantaine de kilomètre

...que ferai-je... ? avancerai-je encore après ce rendez-vous ou profiterai-je enfin d’une journée (presque car il fallait encore y aller) pleine de repos forcé pour ne pas perdre trop de force avant Marseille... ? Bon, vu que je n’ai que 50 km à faire, je décide de prendre tout mon temps, mais pas trop, car il ne faut pas non plus que j’arrive trop tard pour pouvoir rencontrer la journaliste.

Bientôt 10h, toujours sur cette terrasse de café

choisie juste au début de ma route en direction de Montélimar (pour ne pas avoir à chercher ma route lors du départ), voilà qu’un monsieur viens s’assoir à ma table. Il y avait pourtant pas mal de places de libres ailleurs. Il manifeste très vite sa curiosité, comme à vrai dire tout le monde avait l’air de vouloir en savoir plus sur moi, "que fais tu jeune homme avec ton sac, tes rollers, et tout ton équipement (chasubles et réflecteurs jeune fluo) ?", "où vas tu comme ça ?" "D’où viens-tu ?"...

je lui expliquais alors mon aventure, et au fur et à mesure que je lui parlais je voyais les gens aux tables d’à côté se tourner vers moi, arrêtant leur discussion, tous s’intéressaient à ma petite aventure, je voyais des sourires supporters, des hochement de tête me félicitant

, c’était tout à coup très génant car je ne faisais pas ça pour que les gens s’intéressent à moi...et voilà que mon voisin de table, café à la main, me dévoila qu’il était un ancien champion de Bodybuilding, qu’il avait fait beaucoup de cyclisme aussi et qu’il admirait les jeunes motivés comme moi ! il me donna beaucoup de conseils ! ça allait de la façon de porter un sac aussi volumineux que le mien à la façon de respirer pour augmenter l’endurance, de la fréquence et la quantité des "repas" au danger de la déshydratation...très très intéressant lui même tant il avait de conseils utiles...l’heure tournait,

et voilà qu’il était déjà 11h00 !!

Avec regret j’ai annoncé que j’alllais les quitter, pour poursuivre mon aventure avec comme prochaine escale Montélimar, tous y allèrent de leur encouragement, de leur poignée de main ou encore de leur proposition d’aide, cela a été, encore une fois, un moment très agréable...

Le coeur rempli de félicitations j’y allais en les saluant tous en roulant en marche arrière...comme pour leur dire merci en faisant le pitre sur mes rollers...petit saut pour me remettre dans le sens de la marche, et cette fois je me rendais à Montélimar, la ville du cyclisme, pour de bon.

Une pluie tombait, mais c’était si agréable de rouler sous la pluie, avec le temps qui s’était rafraichi que je ne m’arrêtais pas pour autant, même si j’ai hésité un instant quand la pluie s’est faite forte.

Sur le chemin de Montélimar, la route était trop agréable, bien lisse, que des lignes droites, ou alors si peu de montées !

j’ai vite fait d’arriver à destination, motivé par ce rendez-vous avec la journaliste, aidé par la fraicheur de la pluie, et enthousiasmé par le fait d’avoir le temps de bien me reposer après, j’ai roulé les 50 km d’une seule traite, sans m’arrêter une seule fois...à 14h00, un peu avant même je crois qu’il était

vers 13h30, j’arrivais à Montélimar

, avec même deux heures trente d’avance sur le rendez-vous que m’avait fixé la journaliste par texto quand elle a su que j’arrivais aujourd’hui.

En attendant la journaliste, je flanais dans les rues de Montélimar, le soleil était revenu, bien fort, et alors que je venais de déguster une bonne grosse pizza, j’ai décidé de m’alléger un peu et, passant chez un coiffeur, je me faisais tondre le crâne très court. Le coiffeur, lui même amateur de cyclisme m’admirait beaucoup car en rollers rouler autant lui paraissait fou, je pense qu’il a un peu raison, mais je saisissais là encore plus la portée de mon Raid.

Après le coiffeur, j’allais m’acheter de chaussettes neuves, un coupe-ongle, des pansements "double-peau" anti-ampoules, et un bon polo...je me suis renseigné sur la piscine municipale en vue d’y aller me relaxer, puis s’était déjà l’heure de rencontrer la journaliste.

La journaliste était très sympa, comme tout le monde que j’a croisé depuis !! et l’interview était aussi un moment sympa également. Comme j’allais passer le reste de la journée ici et partir seulement demain, j’ai rendez-vous avec elle demain matin avant mon départ.

La journée fut un vrai luxe,

un bon choix que d’avoir décidé de ce jour de repos obligatoire

 : repos, piscine, massage, douche, plat de pâtes le soir, glace, coca, encore repos, balade dans un parc, et j’ai fni par trouver ma niche pour la nuit aux abords de ce parc...où j’ai eu du mal à y trouver sommeil car à Montélimar l’été, il y a beaucoup de musique, de gens qui se baladent la nuit...

Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé mon sommeil pas trop tard, il devait être aux environs de minuit.

  • Le déclic

    (2010-02-01 17:56:33)
  • La préparartion

    (2010-02-02 19:43:53)
  • Le matériel nécessaire

    (2010-02-02 20:11:33)
  • JOUR 1 : UN DEPART DE FOU

    (2010-02-03 10:01:30)
  • Caméra embarquée Partie I

    (2010-02-03 13:21:56)
  • Caméra embarquée Partie III

    (2010-02-03 15:50:11)
  • NUIT 1 : L'OBSESSION D'AVANCER

    (2010-02-03 21:03:39)
  • JOUR 2 : INVINCIBLE

    (2010-02-05 09:35:07)
  • NUIT 2 : ENCORE UN PEU

    (2010-02-05 09:54:05)
  • JOUR 3 : MAUVAISE STRATEGIE

    (2010-02-05 10:02:21)


Roller en France

Toute les news du roller de vos villes