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JOUR 5 : RETROUVE LE PLAISIR
lundi 8 février 2010
6 août, Vienne, 10h00.
Je viens de me réveiller, j’ai passé une très mémorable soirée chez "Nico", l’ami de la journaliste du "Progrès", tania, où j’i discuté "arts" autour de quelques bières...le matelas m’a semblé un tel luxe que j’ai eu du mal à le quitter.
"Fais comme chez toi" me répète pour la centème fois "Nico", "Nico" merci encore pour ton hospitalité !!! ça a été d’un tel confort, et d’un tel repos !
ce matin là donc à Vienne, j’avais décidé d’aller jusqu’à Valence, mais pas plus !
depuis Macôn je suis assez "cramé" et ce qui compte c’est d’arriver à Marseille, pas de m’y faire hospitaliser !
donc voilà, 75 km au programme dans la journée, rien de très effrayant à côté des premiers jours que j’ai passés.
Après une douche et un bon copieux petit déjeuner, je suis parti, il est 11h00.
Quittant Vienne je m’apperçois que la route est un tout petit peu compliquée au départ de Vienne pour rejoindre valence, car il faut passer une digue. A peine ai-je fais 2 km que déjà une dame à qui je demande mon chemin me propose de me conduire un bout de chemin, chose que je refuse évidemment. Passer cettedigue, tout devient plus simple...plus simple mais nettement plus fatiguant !
En effet, les montées ne sont pas plus effrayantes que celles traversées entre nevers et Macôn, mais la chaleur est si forte depuis que j’ai dépassé Lyon, qu’elle me terrasse en quelques minutes de route à peine.
Je suis obligé de boire 2 litres d’eau toutes les heures et de m’asperger d’eau sans cesse, d’innonder ma casquette avant de la reposer sur ma tête dès qu’elle est sèche...c’est assezéprouvant avec cette chaleur ! de plus, les roues "collents" au bitume tellement il es chaud !
Il fait si chaud que je m’arrête même de rouler entre 13h et 16h !
escale pendant laquelle je profite d’avoir au téléphone ma copine comme chaque jour, d’envoyer des textos à mes premiers fans (mes parents, frères et soeur et amis) et bien sur, de me poser à la terrasse d’un café où je sirote un soda en notant des brèves sur un calpin et en réévaluant mon parcours.
Evitées les heures les plus chaudes, je reprends ma route, toujours aussi passionné, et combatif (car c’est un vrai combat contre la chaleur, la fatigue, les montées !).
Je m’arrête très souvent
, pour prendre des photos, changer de chaussettes, changer les pansements, boire, respirer...je vis !! je suis sur mes rollers,
seul sur la route !
seul et je vais a bout de ma passion !!!
je me sens libre
comme je ne l’ai jamais été !!! c’est aussi là que je ressens pour la première fois cette sensation de réaliser quelque chose d’énorme, quelque chose qui memènera au bout de moi-même !!! c’est là que quelque part dans ma tête, ou plutôt dans mon coeur, GLOBE ROLLERS est née !
Et la motivation est encore plus grande ! à chaque paysage, le plaisir d’admirer, à chaque champs, chaque ville, chaque rencontre, la passion !!! et même si les nerfs sont à vifs, car en réalité physiquement je suis exténué, même si je m’énerve seul quand je roule sur du bitume "pourri" qui casse les jambes en plein élan, je ne perds pas de vue cette joie de "rouler sns compter", cette joie d’être libre d’avancer, d’avancer, de ne pas regarder en arrière, mais juste d’avancer vers Marseille !
Les heures tournent, et les kilomètres se font de plus en plus longs à parcourir, mais le plaisir est si présent, je profite tellement de chaque instant que je ne me rends pas compte que mon rythme est très diminué comparé au début. Mais comme je le disais,
au début je n’ai pas adopté la bonne méthode, j’avançais pour avancer au plus vite, maintenant j’avance, mais je prends le temps de prendre du plaisir.
Le jour commence à se coucher, et je suis bientôt arrivé à Valence. Je n’y avais jamais été auparavant. J’ai du mal à trouver l’entrée de la ville, mais quand j’y parviens je m’apperçois que c’est une très jolie ville ! arrivé à 22h30 dans le centre ville, me voilà cherchant un coin où passer la nuit.
Sur leur "champs de mars" à eux, je trouve une aire de repos digne de ce nom, de l’herbe bien tondue, bien verte, avec un décor sublime avec comme point d’orgue un
"kiosque des amoureux"
(que j’ai su plus tard copié dans le monde entier !), je m’y arrête, m’y déchausse et m’étire.
toutes les deux minutes des bandes de jeunes me demandent ce que je fais, insinuent que mon sac les intéressent, me demandent des cigarettes, des feuilles à rouler, si je veux du shit etc etc. Bon, ne sentant pas l’ambiance idéale pour me reposer, je prends mes affaires et vais me "réfugier" dans un petit snack non loin de là où j’aurais le temps de laisser l’obscurité s’installer tout en mangeant un bon plat chaud.
Une fois repu, il est 23h30, il fait nuit et je commence à chercher un coin pour dormir. Dans ce champs de mars, toujours autant de jeunes qui fument et rigolent...j’avais repéré un parc fermé au public la nuit, et je crois que
je vais transgresser une loi pour y être en sécurité pendant mon sommeil.
Un très joli parc, vu de nuit, avec pas mal d’éclairage, des haies bien taillées, des fontaines, et tout ce qu’il fat comme petit coin douillet pour dormir dans mon duvet. Je passe mes rollers à travers les grands barreaux du portail d’entrée, mon sac balancé par dessus, et je grimpe avec minutie pour éviter de m’embrocher sur les lances que forment ces barreaux. Une fois à l’intérieur, je marche le long des allées non éclairées pour n’aiguiser l’attention de personne, je trouve un coin d’herbe entre deux sapins...j’ai un peu peur, me pose, m’allonge...et




