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Accueil Roller > LES RAIDS > Raid août 2009 : De la capitale à la ville natale ! > JOUR 3 : MAUVAISE STRATEGIE

JOUR 3 : MAUVAISE STRATEGIE

vendredi 5 février 2010

4 août, 08h00, Lesme.

Réveil naturel aujourd’hui.

L’impression d’avoir bien récupéré, je me sens bien, reposé. Il fait plutôt très frais ce matin mais

je me sens en pleine forme

. En regardant l’heure, je me rends compte que j’ai vraiment très peu dormi depuis le jour du départ. Je prends conscience que l’excitation, la motivation et la peur de ne pas y arriver me rendent inconscient.

Petit déj’ copieux, quelques barres de céréales, quelques fruits achetés la veille et beaucoup d’eau. Le temps est super, et les gens toujours aussi curieux en me voyant depuis leur voiture au bord de la route. Revisionnage des vidéos, j’en filme une ou deux, et hop en route !

Comme j’ai dormi au bord d’une départementale, en face de moi je remarque un panneau que je n’avais pas vu en arrivant ici de nuit, un panneau m’indiquant que

Macôn est à 110 km

, cool ! comme ça j’ai mon objectif de la journée en direct !

et donc c’est parti ! je compte bien y être ce soir, ce serait génial, très symbolique, rejoindre la vallée du Rhône pour la longer ensuite jusqu’à Marseille !!

De mémoire,

ce tronçon (Nevers-Macôn) a été le plus difficile

. Enormément de reliefs, à n’en plus finir !

A chaque village (tout les 10/15 km) une pause, à chaque pause des rencontres, et à chaque rencontre, des questions, des réponses, et toujours le plein d’encouragements et de félicitations de la part des locaux, tous bluffés par le chemin que j’ai parcourru sur mes roulettes.

C’est vraiment ça que j’ai le plus aimé dans ce voyage !

Mais la route était très difficile, les routes très abimées, des côtes infernales, je comprenais là ce sport que je n’ai jamais trouvé palpitant à suivre : le cyclisme. Et croyez-moi, plus que jamais je comprenais c’est mots de cyclistes disant que sans le public ils ne rouleraient jamais autant et aussi vite. c’est clair que les encouragements des centaines de gens que j’ai croisés, qui me voyaient tout transpirant avec mon gros sac, ont été jusque là une vraie source de motivation.

en tout cas, ça se ressent que les communes paient elles-mêmes leur bitume ! car les routes étaient toutes abominables à pratiquer à rollers, sauf comme par enchantement sur les communes traversées, et ce, de leur panneau d’entrée (au mètre près) à leur panneau de sortie. Aucune comparaison possible. A l’intérieur des communes, du bitume plus récent, plus lisse, u vrai luxe pour un voyage de ce type,

un gant de velour !

Quand on se tape 10/15 km entre chaque village sur une route fracassée, je peux vous dire qu’on déguste à sa juste caleur le court, trop court, passage sur du bitume lisse.

Bref,

la route était très dure. Interminable,

l’avantage du jour juqu’à 22h30 se transforme là en inconvénient tellement la route semble infinie. Toujours les mêmes décors, toujours les mêmes vaches, toujours les même poussées de rollers. Avec une moyenne, en rollers de hockey, de 15 km/h, les longues montées sont un vrai cauchemar.

de l’eau, de l’eau, de l’eau, énormément d’eau ! moi qui n’avais pas une hygiène alimentaire de grand sportif je crois bien que je n’avais jamais bu autant d’eau en si peu de temps !

Sur ce segment de mon Raid (Nevers-Macôn), la route est vraiment longue, mes jambes sont douloureuses et je me dit que je n’arriverai jamais au bout, à Marseille. En fait,

je sens la tentation de l’abandon me pénétrer l’esprit

, le découragement me revêtir comme une seconde peau. vers 18h je m’arrete dans une ville, le plus exaspérant à cette heure-çi, c’est que je ne sais même pas de quelle ville il s’agit car j’y suis arrivé après m’être égaré. Je ne sais même pas si j’ai fait fausse route ou non.

Je suis découragé

. Tant pis, je me déchausse et vais prendre une bonne pause, le temps de réfléchir.

Je trouve une boulangerie, je prends un sandwich et comme souvent demande à la boulangère si je peux laisser mon téléphone charger une petite heure. Heure pendant laquelle je me pose au soleil, laissant mes chaussettes sécher et me masse les pieds douloureux.

Après m’être renseigné, Macôn est à environ une cinquantaine de bornes, j’ai pourtant l’imression d’en avoir roulé 100 ! c’est là que je m’apperçois que ma cadence a sérieusement chuté.

J’ai mis une heure à me remettre de ce passage à vide, la fatigue physique et mentale en a pris un coup je le sens,

mais ce soir je serai à Macôn !

Je le vois comme

un impératif

pour vaincre ce découragement soudain,

l’étape clé de mon Raid !

Si je ne parviens pas à atteindre Macôn ce soir, j’abandonnerai !

Une fois eue ma copine au téléphone (et elle a bien ressenti comment, bizarrement, j’étais triste ), j’ai de nouveau la foi, grâce à ce bien que m’apporte sa voix, et c’est reparti !!

De nouveau des montées, des descentes, du mal, beaucoup de mal, mais je lutte contre le découragement, par moment

je retrouve la puissance

que j’ai eu les deux premiers jours et par laquelle je suis allé déjà très loin.

Les heures passe, je me fous du tourisme, la seule chose qui m’importe, c’est d’arriver à Macôn, à cause de mon départ en boulet de canon j’ai déjà pris de court le"Journal Du Centre", alors comme le prochain rebdez-vous sera à Lyon pour la journaliste du "Progrès", je compte bien ne pas abandonner maintenant que je suis bien lancé.

La soirée passe et déjà il commence à faire sombre, je dois être encore à environ 30 km de mon but, et vu l’heure je pense que j’y serai ves minuit.

Bientôt minuit, et je suis tout proche de Macôn

, mais je me suis perdu,

c’est la galère !

en plus personne ne s’arrête qand je fais des signes en bord de route pour demander des renseignements...je ne sais pas comment faire, je me retrouve même à un péage, celui vers Macôn justement...et là heureusement, un monsieur me renseigne,

j’ai dépassé Macôn !

Je ne vais évidemment pas faire demi-tour, ce serait bête, d’autant plus que je suis en bonne direction pour aller vers lyon. Que faire je me demande, mais je me sens vraiment faible, je tremble : début d’

hypoglycémie

. Il faut vraiment que j’arête de rouler pour aujourd’hui.

Très bien ! j’ai trouvé la départementale menant à lyon, c’est très simple, toujurs tout droit !! ce qui me réjouit énormément car cela m’assure qu’au moins jusqu’à Lyon je ne me perdrai plus.

sur la route, au premier abri m’inspirant confiance je m’arête pour poser tout mon bardat.

Il est 01h00 du mat’

, j’envoie un texto à Tania Gomes, la prévenant que vraisemblabement je devrais atteindre Lyon dans la journée de demain, je m’étire bien, je mange. et me couche dans un abri-bus en bois aux airs de chalet alpin. Et je m’endors, comme un loire, ravi d’avoir atteint la vallée du rhône.

Il est bientôt 02h00, et je suis serein pour la suite, puisque je viens de franchir le cap le plus importantde mon Raid.

  • Le déclic

    (2010-02-01 17:56:33)
  • La préparartion

    (2010-02-02 19:43:53)
  • Le matériel nécessaire

    (2010-02-02 20:11:33)
  • JOUR 1 : UN DEPART DE FOU

    (2010-02-03 10:01:30)
  • Caméra embarquée Partie I

    (2010-02-03 13:21:56)
  • Caméra embarquée Partie III

    (2010-02-03 15:50:11)
  • NUIT 1 : L'OBSESSION D'AVANCER

    (2010-02-03 21:03:39)
  • JOUR 2 : INVINCIBLE

    (2010-02-05 09:35:07)
  • NUIT 2 : ENCORE UN PEU

    (2010-02-05 09:54:05)
  • JOUR 3 : MAUVAISE STRATEGIE

    (2010-02-05 10:02:21)


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