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JOUR 2 : INVINCIBLE
vendredi 5 février 2010
3 août, midi, Cosne-cours-sur-loire.
Voilà
bientôt 4 h que je dors
, bien au fond de mon sac de couchage, le soleil est au zénith, mon coussin gonflable en vrac, poussé pendant mon sommeil, comme pour rejeter tout confort dans cette aventure que je voulais pure et dure, je me réveille lentement, comme observé. Et pour cause, peu à peu mes sens s’éveillent et j’entends des enfants qui rigolent. En ouvrant les yeux je comprends que je suis
au beau milieu d’un parc public
, des enfants jouent avec un ballon et leurs parents me regardent
Je m’assoie, regroupe mes affaires. je bois, mange et m’étire. De suite les enfants curieux viennent à moi comme formant une conférence de presse autour de moi ; "tu vas où ?" "pourquoi t’as des rollers ?" "t’as dormi là ?" "t’es un clochard ?"...je ris avec eux quelques minutes et réponds aux questions de ces journalistes improvisés enthousiasmés par ce que je leur raconte de ma "petite balade à rollers".
Après un bon échauffement, me voilà reparti en direction de Nevers que je sais à environ 5 h de route d’ici à rollers...on me dit qu’il y a là bas de jolis coins pour se baigner, ça me motive beaucoup car rien qu’à l’idée de faire trempette, me voilà heureux d’avance ! et j’aimerais arriver avant que la chaleur ne commence à chuter.
Dans ce tronçon là, la route est plus agréable. Je rejoins peu à peu les rives de la Loire (mon Nil à moi !) puis la longe, en revisionnant tout ce que j’ai filmé jusque là, en me filmant aussi, me faisant des comptes-rendus à moi-même sur tout et rien, mon rythme, ma fatigue, les paysages...
Il est bi
entôt 17h30 et j’arrive à Nevers
, les rayons du soleil sont encore très chauds et je ne pense qu’à une seule chose :me baigner ! Chose faite au premier rivage me semblant se préter à cette activité. Un bien fou que de me baigner, me laver de toute la sueur accumulée, laver mes dessous, changer mes pansements en constatant les premières ampoules, les chaussettes trouées.
Les pieds dans l’eau, allongés sur du sable, je m’endors
.Frais comme un gardon.
20h00
, le soleil luit encore très bien, et des baigneurs me rappellent à ma "mission", encoredes questions, des réponses, des rires, et une floppée d’encouragements. Puisqu’il fait encore jour pendant encore au moins 2 heures et demi, j’avancerai encore jusqu’au plus tard mon avancée, pour
ne pas perdre l’avance que j’ai sur mon timing.
Nevers est un virage, c’est là que je prends la direction sud-est vers macôn afin d’éviter les trop grands reliefs et longer la vallée du Rhône.
Durant les premiers kilomètres en direction de Digoin (point de passage que j’avais établit sur mon plan) je me rends compte de ce qui m’attend. Des montées, des descente, puis d’autres montées, d’autres descentes, et encore de plus grande montées suivies de descente toujours trop courte pour avoir le temps de souffler. Un vrai calvaire. Beaucoup de véhicule sur la route, tous, quasiment, me klaxonnent amicalement, ou me hurlent leurs encouragements, c’est génial l’ambiance que ça donne, ça donne la pêche c’est vraiment génial !
une cabine téléphonique dans la commune de Charrin, 600 âmes, d’où comme chaque jour, je bippe
ma copine
pour qu’elle me rappelle...et
m’apporte tout son soutien
et le meilleur moment de ma journée, suspendu à sa voix. Je demande e l’eau à un mec qui arrose son jardin, et je finis par prendre une douche chez lui alors que sa femme va arriver...à Paris jamais je ne verrai ça mais ces gens là sont d’une telle gentillesse ! ils ont une telle confiance ! je trouve ça limite trop naïf, mais après tout, dans ce village de 600 habitants, où pourrais-je aller me cacher ! une bonne douche, de l’eau fraiche, et encore plein d’encouragements, rien de tel pour oublier la fatigue et repartir.
Bientôt minuit, cette fois je décide de ne plus rouler trop tard la nuit, je commence à sentir le coup passer et j’ai besoin d’une vraie nuit de sommeil, surtout que si c’est comme ça jusqu’à macôn...j’en ai déjà la trouille !
Minuit, j’ai trouvé un abri-bus
paumé au bord de la départementale, vers decize. des étirements, un sandwich, et je m’endors après avoir étendu mon linge humidifié par la sueur en visionnant de nouveau mes vidéos, décidé à passer une vraie nuit de sommeil cette fois. Fier de ce départ canon que j’ai pris et qui m’a mené là en si peu de temps, même si au fond je sais que c’est plutôt inconscient de ma part, j’en suis extrêmement content.
Je dors das l’abri-bus, bien calé au sol entre les pieds du banc de plastique et la plaque vitrée qui l’entoure.




